PRÉDICATION : Psaume 33 « Heureuse la nation dont l'Éternel est le Dieu »
Ce psaume, sans titre et d’auteur inconnu, traite de généralités importantes quant à la relation entre la vie terrestre et Le Créateur.
En cette célébration de l’indépendance de notre pays, nous porterons une attention particulière au v12 : « Heureuse la nation dont l'Éternel est le Dieu! Heureux le peuple qu'il choisit pour son héritage! »
Ce Psaume commence par un appel à la louange et s’achève par une confession de foi de celui qui compte sur l’Eternel.
C’est ce que nous souhaitons pour les malgaches en ce temps de fête : un moment de reconnaissance mais aussi une confession de foi envers Celui qui a toujours été présent dans l’histoire de Madagascar.
En effet, Dieu a crée Madagascar pour les malgaches.
Il y a eu la colonisation, mais Dieu nous a accordé l’indépendance il y a maintenant 66 ans.
Malheureusement, bien que les Malgaches connaissaient déjà un Créateur, qu'ils appelaient Zanahary, avant l'arrivée des missionnaires, malgré le témoignage des martyrs de la foi, les mouvements de réveil et cette célèbre déclaration : « Madagascar pour Christ et Christ pour Madagascar », attribuée au missionnaire britannique James William Ridgwell (1869-1959), les faits nous amènent à nous interroger : l'Éternel est-il réellement le Dieu de Madagascar, afin que notre nation soit heureuse ?
« JUSTES, CHANTEZ-LUI UN CHANT NOUVEAU »(v3)
Un chant nouveau naît d’une nouvelle expérience de l’action de Dieu. Il est chanté par un coeur renouvelé, animé d’une foi vivante et d’une reconnaissance sincère ou, comme dans ce psaume, par la joie de savoir que le salut s’étend à toutes les nations.
Les « justes » de ce psaume ne le sont pas de manière absolue, ils désignent plutôt ceux à qui Dieu se fait connaître, comme avec les Israëlites.
Comme cela a été évoqué, les Malgaches connaissent Dieu et reconnaissent en général la main bienfaisante de Dieu dans leur histoire.
Dieu désire recevoir la louange qui monte des coeurs malgaches !
Malheureusement, la fidélité envers Dieu, à l’image de celle de Daniel et de ses compagnons, est encore loin d’être une réalité.
Beaucoup de malgaches continuent de considérer Dieu comme le Dieu de leurs ancêtres, avant la venue des missionnaires : il y a un Zanahary mais en même temps, il y a les esprits des razana qui servent d’intermédiaire. C’est notamment l’une des raisons de la pratique du famadihana.
D’autres sont superstitieux et ajoutent des idoles à leur foi afin de se rassurer face aux dangers ou d’obtenir la réussite.
Certains n’invoquent Dieu que lors des grands événements de la vie : deuils, mariage, examens…
Beaucoup servent Mammon : pour acquérir des richesses :ils renient leur foi : séduits par d’autres religions, par la franc-maçonnerie, et que dire de la corruption qui gangrène le pays ?
Qu’en est-il de nous ?
Quelles sont nos propres infidélités ?
Que nous enseigne le Dieu de la Bible ?
Il voit tout :
« Du lieu de sa demeure il observe Tous les habitants de la terre,
Lui qui forme leur coeur à tous, Qui est attentif à toutes leurs actions. »(v14-15)
Et Il intervient avec justice !
« Car il dit, et la chose arrive; Il ordonne, et elle existe.
L'Éternel renverse les desseins des nations, Il anéantit les projets des peuples » (v9,10).
Certes, Dieu nous a accordé de nombreuses bénédictions.
Mais Afin de ramener les Malgaches à Lui, Il a certainement « dit » et « ordonné » des actions.
Combien de fois nous sommes-nous demandé pourquoi un pays si riche en ressources naturelles et minières demeure si pauvre ? L'or, par exemple, se trouve du nord au sud du pays.
La Parole de Dieu nous enseigne ce que produit l’obéissance :
« Voici toutes les bénédictions qui se répandront sur toi et qui seront ton partage, lorsque tu obéiras à la voix de l'Éternel, ton Dieu:
Tu seras béni dans la ville, et tu seras béni dans les champs.
Le fruit de tes entrailles, le fruit de ton sol, le fruit de tes troupeaux, les portées de ton gros et de ton menu bétail, toutes ces choses seront bénies.
Ta corbeille et ta huche seront bénies » (Deutéronome 28:2-5)
=> ?
Les responsables de la convention annuelle du toby Ankaramalaza ont ainsi choisi pour thème :
(Psaumes10:10 Il se courbe, il se baisse, Et les misérables tombent dans ses griffes.
Psaumes10:11 Il dit en son coeur: Dieu oublie! Il cache sa face, il ne regarde jamais!)
« Lève-toi, Éternel! ô Dieu, lève ta main! N'oublie pas les malheureux! »Psaumes 10:12
Cette convention fut alors un temps d'invocation et de supplication pour tous les fidèles présents.
« CE N’EST PAS UNE GRANDE ARMÉE QUI SAUVE LE ROI »(v16,17)
v16 Ce n'est pas une grande armée qui sauve le roi, Ce n'est pas une grande force qui délivre le héros;
v17 Le cheval est impuissant pour assurer le salut, Et toute sa vigueur ne donne pas la délivrance.
Tout l'Ancien Testament illustre cette vérité : la victoire contre les Amalécites, celle de Gédéon, la chute des murailles de Jéricho...
Tout est entre les mains de Dieu. Mais dans chacun de ces combats, Dieu a choisi d’agir avec la collaboration de Ses serviteurs.
Depuis l’indépendance nos comportements ne furent pas ce qu’il le fallait, et le résultat est sous nos yeux : le pays est dans un triste état*.
Évoquons encore ce qui s’est passé à Ankaramalaza l’été dernier : un appel fort y a été lancé.
En effet il a été enseigné que ce n’est pas Jésus qui dort et qui tarde à sauver Son peuple, c’est son peuple, en particulier Son église, appelée à être Son prophète qui s’est endormi.
Dieu veut transformer, guérir et restaurer mais Il veut le faire par l’intermédiaire de ses envoyés, c’est à dire nous.
Chaque Malgache porte une responsabilité envers son pays, non seulement par ses actions, mais surtout en s'humiliant devant Dieu et en reconnaissant sa souveraineté.
2 Chroniques 7:14 « si mon peuple sur qui est invoqué mon nom s'humilie, prie, et cherche ma face, et s'il se détourne de ses mauvaises voies, -je l'exaucerai des cieux, je lui pardonnerai son péché, et je guérirai son pays. »
Il y en a un en tout cas qui a entendu l’appel, étant présent à cette convention à Ankaramalaza, il s’est « réveillé », porté l’appel en prière et a pris sa responsabilité pour le pays (Le colonel).
Dans notre propre vie spirituelle, la situation de notre pays peut être une image(*) : le Seigneur nous a appelés, choisis, libérés du joug du péché, mais comment vivons-nous cette liberté ?Comment est notre vie spirituelle depuis ?
Serait-elle, elle aussi dans un triste état ?
Écoutons la voix de Dieu, qui veut nous faire avancer spirituellement, en ayant une communion permanente avec Lui.
Avant de penser à toute action pour notre pays, chantons d’abord un cantique nouveau !, un chant de reconnaissance, d’humilité et de repentance, alors cette parole deviendra une réalité :
v9 « Car il dit, et la chose arrive; Il ordonne, et elle existe. »
=> Il nous guérira par le pardon, nous guérira et guérira nos pays.
IL Y A DE L’ESPÉRANCE CAR DIEU EST GRÂCE
v22 : « Éternel! que ta grâce soit sur nous, Comme nous espérons en toi! »
La grandeur de la grâce de Dieu dépasse toute compréhension humaine.
Il a fondé Son Église sur Pierre, qui l’avait pourtant renié trois fois.
Il accueille des pécheurs comme nous dans son Royaume et fait de nous les membres de sa famille.
Luc 15 : avant que le fils prodigue ne puisse balbutier des mots d’excuse, le père l’enlassait sans hésiter, devant sa saleté et sûrement son odeur.
Psaumes 33:19 Afin d'arracher leur âme à la mort Et de les faire vivre au milieu de la famine.
CONCLUSION
« Heureuse la nation dont l'Éternel est le Dieu! Heureux le peuple qu'il choisit pour son héritage! » (Psaumes 33:12)
Cette béatitude est un idéal, difficile voire impossible à atteindre dans ce monde mais vers lequel nous sommes appelés par le Seigneur à tendre, pour vivre l’espérance.
D’autant plus que nous nous rappelons de ce que Dieu a répondu à Abraham :
« Abraham dit: Que le Seigneur ne s'irrite point, et je ne parlerai plus que cette fois. Peut-être s'y trouvera-t-il dix justes. Et l'Éternel dit: Je ne la détruirai point, à cause de ces dix justes. »(Genèse 18:32).
Alors revenons à Dieu par Jésus.
En cette fête de l'indépendance, renouvelons ensemble notre reconnaissance, notre foi et notre espérance en notre Dieu, Maître de toutes choses, le seul capable de nous sauver et de sauver notre pays par sa grâce.
Pasteur Hanta Raveloarimanga, 28/06/26